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Marie Gillain

 
Marie Gillain. Source: Wikipedia

Marie Gillain, née le à Rocourt, section de la ville de Liège, est une actrice belge.

Révélée très jeune en 1991 dans le film Mon père ce héros, ce rôle lui vaut d’être nommée pour le César du meilleur espoir féminin. En 1995, son rôle dans L’Appât de Bertrand Tavernier est salué par la critique et par le public. Elle enchaîne par la suite les succès au cinéma dans des registres aussi variés que la comédie, le drame, l’aventure ou le policier. Elle se consacre également au théâtre.

Depuis 2008, elle est ambassadrice bénévole de l'organisation Plan Belgique qui milite en faveur des enfants dans les pays en développement.

Biographie

Enfance et débuts

Marie Gillain passe son enfance en Belgique au hameau de Fêchereux près du village de Neufchâteau faisant partie de la commune de Dalhem dans le Pays de Herve. Elle fait ses études au collège Saint-Louis de Liège.

Très jeune, elle se passionne pour l’univers du spectacle et participe durant son adolescence à un atelier d’expression théâtrale. C’est en 1989 qu’elle tente de saisir sa chance dans le monde du cinéma. Alors âgée de 14 ans, elle passe des essais pour L'Amant, de Jean-Jacques Annaud, mais n'est finalement pas retenue.

Révélation critique (années 1990)

Marie Gillain attend un an avant sa révélation dans Mon père, ce héros, film où elle joue aux côtés de Gérard Depardieu et qui lui vaut sa première nomination aux César. Elle joue en Belgique, sa terre natale, pour son deuxième film Marie en 1993. Cette année est marquée par sa rencontre avec Bertrand Tavernier qui lui propose de tourner dans son prochain film L'Appât. Ce rôle, qui lui vaut une nouvelle nomination aux César, un ours d'or à Berlin et le Prix Romy-Schneider, marque un tournant dans sa carrière cinématographique. Elle devient une actrice à suivre, et sa carrière est bien lancée.

Cette année de reconnaissance cinématographique est pourtant marquée par une première grande expérience au théâtre : elle incarne Anne Frank dans une adaptation signée Frances Goodrich et Albert Hackett.

Mais l'année 1997 voit l'actrice confirmer son nouveau statut au cinéma : elle est dirigée par Paolo et Vittorio Taviani dans la co-production franco-italienne Les Affinités électives ; donne la réplique à André Dussollier et Fabrice Luchini pour la comédie dramatique Un air si pur..., écrite et réalisée par Yves Angelo ; et enfin incarne Aurore de Nevers, aux côtés de Luchini (encore une fois) et la star hexagonale du moment, Vincent Perez, pour la grosse production Le Bossu, réalisée par Philippe de Broca.

Elle s'aventure ensuite vers un cinéma moins populaire : d'abord en acceptant un rôle secondaire dans une production italienne, Le Dîner, sortie en 1998, réalisée par Ettore Scola et portée par l'interprétation de l'actrice française Fanny Ardant ; puis en portant elle-même une co-production européenne, Le Dernier Harem, co-écrit et réalisé par le réalisateur turco-italien Ferzan Ozpetek.

Elle va néanmoins revenir vers des productions françaises.

Progression discrète (années 2000)

En 2000, alors âgée de 25 ans, Marie Gillain opère un retour discret dans le cinéma français, en faisant confiance à un inconnu, Emmanuel Mouret, pour son premier long-métrage en tant que scénariste/réalisateur, la comédie romantique décalée, Laissons Lucie faire !. Elle revient néanmoins vraiment sur le devant de la scène l'année suivante avec la comédie potache Absolument fabuleux, adaptation de la série britannique éponyme par Gabriel Aghion, et avec Nathalie Baye et Josiane Balasko dans les rôles principaux. Enfin, elle retrouve Fabrice Luchini pour la comédie de mœurs Barnie et ses petites contrariétés, de Bruno Chiche. Elle y joue Margot, la charmante et légère amante du personnage principal incarné par Luchini.

En 2002, elle revient au théâtre pour un projet attendu : elle est dirigée par John Malkovich pour sa pièce Hystéria, de Terry Johnson, au Théâtre Marigny.

Suite au flop critique de Ab Fab, elle revient vers le drame pour ses projets suivants : en 2002, c'est Bertrand Tavernier qu'elle retrouve, en tenant l'un des rôles principaux de son ambitieux drame historique Laissez-passer, qui raconte le quotidien du tournage de films durant l'Occupation. En 2003, c'est Cédric Klapisch , fraichement sorti du succès de L'Auberge espagnole, qui la dirige, face à Vincent Elbaz, pour Ni pour ni contre (bien au contraire). En 2004, elle joue le premier rôle de la comédie dramatique Tout le plaisir est pour moi, première réalisation de Isabelle Broué. En 2005, elle seconde Emmanuelle Béart et Karin Viard dans L'Enfer, premier essai français du réalisateur d'origine bosniaque Danis Tanović.

L'année 2007 sera très prolifique : elle revient d'abord à la comédie en partageant l'affiche, avec le alors quasi-inconnu Gilles Lellouche, de la décalée comédie Ma vie n'est pas une comédie romantique, co-écrite et réalisée par Marc Gibaja ; puis fait partie de la distribution chorale de la comédie dramatique Fragile(s), de Martin Valente, notamment menée par Jacques Gamblin et François Berléand ; puis s'aventure dans un registre noir en étant dirigé par Régis Wargnier pour son thriller Pars vite et reviens tard, avec un José Garcia à contre-emploi ; puis tient le premier rôle féminin, face à Guillaume Canet, du polar La Clef, de Guillaume Nicloux.

En 2008, elle remplace au débotté Laura Smet en intégrant le casting féminin quatre étoiles réuni par Jean-Paul Salomé pour son film historique Les Femmes de l'ombre, une grosse production qui ne convainc pas la critique. Puis elle donne la réplique au musicien Cali dans son premier rôle au cinéma, avec la comédie dramatique Magique, de Philippe Muyl. Puis fait partie de la bande formée par Pierre Jolivet pour sa fausse suite La Très Très Grande Entreprise.

En 2009, elle prête ses traits à Adrienne Chanel, la sœur de Coco Chanel, incarnée par Audrey Tautou pour le biopic Coco avant Chanel, co-écrit et réalisé par Anne Fontaine. Si Tautou est la star du film, Gillain prépare son retour au premier plan avec son projet suivant.

Reconnaissance sur les planches (années 2010)

En 2011, Marie Gillain incarne Claire, l'héroïne du film de Philippe Lioret Toutes nos envies aux côtés de Vincent Lindon, ce qui lui vaut une nouvelle nomination pour le César de la meilleure actrice. Elle enchaîne avec le premier film de François-Xavier Vives, Landes, avec pour partenaires Jalil Lespert et Miou-Miou. En décembre de cette même année, elle est membre du jury des courts métrages lors du Festival de Marrakech, présidée par Sigourney Weaver.

En 2014 elle participe à la comédie de mœurs Valentin Valentin, de Pascal Thomas.

Entre 2014 et 2015, elle se consacre au théâtre : elle joue d'abord Lapin blanc, lapin rouge, de Nassim Soleimanpour, au Théâtre Le Public, de Bruxelles. Puis surtout incarne l'héroine de La Vénus à la fourrure, une pièce David Ives, mise en scène Jérémie Lippmann, et présentée au Théâtre Tristan-Bernard, à Paris. Sa couverture du magazine Lui en janvier 2015 et d'excellentes critiques attirent les regards sur la pièce. Le 27 avril 2015, à l'âge de 40 ans, elle obtient le Molière de la comédienne.

C'est au théâtre qu'elle persiste : en 2016, elle est à l'affiche de Constellations de Nick Payne, mise en scène par Marc Paquien, et jouée au Théâtre du Petit Saint-Martin. La même année, le long-métrage dont elle est la tête d'affiche, Mirage d’amour avec fanfare, d'Hubert Toint, passe inaperçu.

Participation à des festivals

En 2014, elle est membre du jury du 6e Festival international du film policier de Beaune.

En août 2015, elle est membre du jury du Festival du film francophone d'Angoulême présidé par Jean-Hugues Anglade.

En septembre 2015, elle fait partie du jury de Benoît Jacquot lors du 41e Festival du cinéma américain de Deauville.

En septembre 2018 elle préside le jury du 20e Festival de la fiction TV de La Rochelle.

Elle est membre du jury lors du Festival Biarritz Amérique latine 2018, sous la présidence de Laurent Cantet.

En 2019 elle est membre du jury du 29e Festival international du film fantastique de Gérardmer.

Engagements

Marie Gillain signe un contrat avec la maison Lancôme[Quand ?], puis [Quand ?] avec la marque de joaillerie Piaget pendant plusieurs années.[réf. nécessaire]

Depuis 2008, elle est ambassadrice bénévole de l'organisation non gouvernementale Plan Belgique qui milite en faveur des enfants dans les pays en développement.

Vie privée

Marie Gillain a deux enfants, Dune née en 2004 d'une union avec le musicien Martin Gamet, et Vega née en 2009 de son union avec l'acteur franco-italien Christophe d'Esposti.

Filmographie

Cinéma

Télévision

  • 1993 : Un homme à la mer de Jacques Doillon : Camille
  • 2006 : La Voie de Laura de Gérard Cuq : Laura
  • 2017 : Souviens-toi de Pierre Aknine : Marie Kempf
  • 2018 : Speakerine de Laurent Tuel : Christine Beauval

Doublage

  • 2008 : Kung Fu Panda de Mark Osborne et John Stevenson : Maître Tigresse
  • 2010 : Le Petit Prince : la Rose
  • 2011 : Kung Fu Panda 2 de Jennifer Yuh Nelson : Maître Tigresse
  • 2015 : Kung Fu Panda 3 de Jennifer Yuh (en) : Maître Tigresse

Théâtre

  • 1995 : Le Journal d'Anne Frank de Frances Goodrich et Albert Hackett, mise en scène Pierre Franck, Théâtre des Célestins, Théâtre Hébertot
  • 2002 : Hysteria de Terry Johnson, mise en scène John Malkovich, Théâtre Marigny
  • 2014 - 2015 : La Vénus à la fourrure de David Ives, mise en scène Jérémie Lippmann, Théâtre Tristan-Bernard
  • 2014 : Lapin blanc, lapin rouge de Nassim Soleimanpour, Théâtre Le Public, Bruxelles
  • 2016 : Constellations de Nick Payne, mise en scène Marc Paquien, Théâtre du Petit Saint-Martin

Autres

  • Timouk, l’Enfant aux deux royaumes (Livre-Disque) sur une musique de Guillaume Connesson, textes de Yun Sun Limet, illustrations de Delphine Jacquot, piano de Claire-Marie Le Guay, récitante Marie Gillain (Didier Jeunesse).

Distinctions

Récompenses

  • 1992 : Prix d'interprétation féminine du festival de Paris pour Marie
  • 1995 : Ours d'or du Festival de Berlin pour L'Appât de Bertrand Tavernier
  • 1996 : Prix Romy-Schneider pour L'Appât de Bertrand Tavernier
  • 2015 : Molière de la comédienne dans un spectacle de théâtre privé pour La Vénus à la fourrure

Nominations

Césars du cinéma

  • Césars 1991 : nomination au César du meilleur espoir féminin pour Mon père, ce héros de Gérard Lauzier
  • Césars 1996 : nomination au César du meilleur espoir féminin pour L'Appât de Bertrand Tavernier
  • Césars 1998 : nomination au César de la meilleure actrice pour Le Bossu de Philippe de Broca
  • Césars 2012 : nomination au César de la meilleure actrice pour Toutes nos envies de Philippe Lioret

Molières du théâtre

  • Molières 1996 : nomination au Molière de la révélation théâtrale pour Le Journal d'Anne Frank

Autre

  • 2015 : nomination aux Globes de Cristal dans la catégorie Meilleure Comédienne pour La Vénus à la fourrure.

Décoration

  • 2012 : Officier du Mérite wallon (O.M.W.)
  • 2018 : Commandeur de l'ordre de la Couronne

Notes et références

Voir aussi

Liens externes

  • (en) Marie Gillain sur l’Internet Movie Database
  • Marie Gillain sur Allociné
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Source : Article Marie Gillain de Wikipédia

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